Les trois lignes qui doivent y figurer
Un plan de soin se lit en trois lignes. La première, c’est le nombre de séances prévues et l’intervalle entre elles. La deuxième, les zones traitées, nommées une par une. La troisième, le prix — à la séance et au total. Si l’une des trois manque, il faut la demander avant de signer quoi que ce soit.
Ce document existe pour vous, pas pour nous. Il est remis à la consultation, il est écrit, et vous repartez avec. Rien ne se signe le jour même : c’est une règle du centre, et c’est un bon test à faire ailleurs.
Le prix total, pas le prix d’appel
Un tarif à la séance ne dit rien tant qu’on ne sait pas combien de séances sont prévues. Quarante euros la zone paraît peu ; multiplié par huit séances et trois zones, le calcul change de nature. Le seul chiffre utile est le total du protocole.
Nos tarifs sont publiés par zone, les mêmes pour tout le monde, et ils sont indicatifs et non contractuels : ce sont des ordres de grandeur, le devis fait foi. Et il faut le dire clairement — ces actes sont esthétiques, hors nomenclature : ni l’Assurance maladie ni, dans la quasi-totalité des cas, votre complémentaire ne les prennent en charge.
Les forfaits, et quand ils valent le coup
Une cure demande six à huit séances : payée à l’unité, elle revient nettement plus cher qu’en forfait. Un forfait a du sens quand la cure est décidée, sur des zones identifiées, et quand il couvre une durée de retouches. Il en a beaucoup moins quand il vous engage sur des zones dont vous n’êtes pas sûre.
Regardez ce qui est inclus derrière le nom : le nombre de séances, la période de retouches, les zones concernées, et ce qui se passe si vous interrompez. Un forfait qui ne précise pas sa durée de validité n’est pas un forfait, c’est une avance de trésorerie.
L’entretien, la ligne qu’on oublie
Après une cure aboutie, il reste une pilosité résiduelle très fine, et des follicules dormants qu’un changement hormonal peut réveiller. Une séance d’entretien annuelle suffit alors. Sur le vasculaire, c’est pareil : les vaisseaux traités ne reviennent pas, le terrain qui les a dilatés, si.
Cette ligne doit apparaître dans la discussion, même si elle n’apparaît pas dans le devis initial. Un plan de soin qui s’arrête à la dernière séance de la cure est un plan incomplet.
Les signaux qui doivent vous alerter
Un devis sans nombre de séances. Un prix « à partir de » sans total. Une signature demandée le jour même, avec une remise qui expire le soir. Une promesse de résultat définitif à 100 %. Une cure proposée sur une pilosité blanche. Un traitement des taches sans examen préalable de la lésion.
À l’inverse, un bon plan de soin est un peu décevant à lire : il dit ce que le laser fera, ce qu’il ne fera pas, en combien de fois et pour combien. C’est exactement ce qu’on attend d’un document médical.