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Le phototype, et pourquoi on vous le redemande

La question revient à chaque séance. Ce n’est pas une formalité administrative.

Ce que décrit vraiment le phototype

Le phototype décrit la façon dont votre peau réagit au soleil, du type I — peau très claire qui brûle systématiquement et ne bronze pas — au type VI, peau noire qui ne brûle pratiquement jamais. Ce n’est pas une couleur au sens esthétique : c’est une capacité de réaction, liée à la quantité et au type de mélanine de votre épiderme.

C’est ce paramètre, et non votre teint du jour, qui détermine ce que le laser peut faire sans risque. D’où la question, à chaque fois.

Pourquoi il commande le réglage de l’appareil

La plateforme réunit deux longueurs d’onde, et le phototype décide laquelle utiliser. L’Alexandrite 755 nm est très absorbée par la mélanine : redoutablement efficace sur les poils fins des peaux claires, elle devient risquée dès que l’épiderme lui-même est pigmenté.

Le Nd:YAG 1064 nm pénètre plus profond et se laisse moins absorber par l’épiderme, qu’il traverse sans le chauffer. C’est lui qui rend le traitement des peaux mates et foncées possible sans risque de brûlure ni de dépigmentation. Disposer des deux longueurs d’onde plutôt que d’une seule, c’est très exactement ce qui distingue un plateau médical d’un appareil de salon.

Au-delà du choix de la longueur d’onde, le phototype règle la fluence, la durée d’impulsion et le refroidissement. Une même zone, chez deux personnes différentes, ne se traite pas avec les mêmes paramètres.

Pourquoi on vous le redemande à chaque séance

Parce que ce qui compte le jour de la séance, ce n’est pas seulement votre phototype de naissance : c’est l’état de votre peau à cet instant. Un week-end de ski en février, deux heures de jardinage en mai, une séance d’UV ou un autobronzant appliqué la veille modifient la mélanine de votre épiderme — et donc les réglages.

La question « êtes-vous restée au soleil depuis la dernière fois ? » n’est pas une formalité administrative. C’est le dernier contrôle avant de choisir une puissance. Répondre franchement, y compris quand on a un peu triché, évite une réaction cutanée dont personne n’a envie.

Les autres questions qui vont avec

On vous demandera aussi vos traitements en cours — certains rendent la peau photosensible —, un éventuel antécédent d’herpès sur la zone, une grossesse ou un allaitement en cours, et la présence d’un grain de beauté ou d’une lésion pigmentée sur la zone à traiter, que l’on contourne systématiquement.

Cela fait beaucoup de questions pour une séance de dix minutes. C’est le prix d’un acte encadré : le protocole est fixé en pré-consultation, et chaque séance est notée dans votre dossier — réglages, zones traitées, réaction cutanée. C’est ce dossier qui permet d’ajuster la fois suivante plutôt que de recommencer à zéro.

Ce que cela évite

Une brûlure superficielle, une hyperpigmentation post-inflammatoire, une tache blanche résiduelle. Ce sont des complications rares, et elles le restent précisément parce qu’on pose ces questions. Deux minutes au début de chaque rendez-vous, contre plusieurs mois pour faire disparaître une tache mal placée : l’arbitrage est vite fait.

Une carnation foncée n’est pas une contre-indication

C’est encore une idée reçue tenace, née de l’époque où les centres ne disposaient que d’une seule longueur d’onde. Les phototypes IV à VI se traitent, au Nd:YAG, avec de très bons résultats sur les zones à poil épais. Ce qui change, ce sont les réglages et le nombre de séances, pas la possibilité.

Ce qui reste vrai, en revanche, c’est que la marge d’erreur est plus étroite. Raison de plus pour que l’indication soit posée par un médecin, et pour que la question du soleil revienne à chaque rendez-vous.

Écrit par l’équipe du centre

Ces pages sont rédigées par l’équipe médicale de Laser Derma Pôle, au Pôle Médical Spécialisé de Béziers. Elles ne remplacent pas une consultation : c’est l’examen qui décide du protocole.

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